|
Transport routier : la saturation !
L'indispensable liaison fluviale Saône-Rhin
Relever le défi des transports de demain
Un début de solution consiste à mettre au gabarit B1 la ligne ferroviaire de la vallée du Doubs. Mais, l’augmentation exponentielle du trafic lui fera atteindre ses limites de capacité très rapidement, et cet aménagement ne résoud pas le problème du passage des nombreux convois exceptionnels.
Faut-il poursuivre le «tout routier»? Ou choisir l’alternative d’une meilleure utilisation du fer et de la voie d’eau ?
La première option n’est satisfaisante ni pour l’environnement, ni pour la sécurité. Elle scellerait définitivement la prépondérance écrasante de la route dans cette région (actuellement : plus de 90% des marchandises transportées) et accentuerait les nuisances.
La seconde revient à examiner le potentiel en la matière de la voie d’eau moderne, étude qui permet de conclure positivement à ses capacités et à sa compétitivité (voir fiche n°2).
la trimodalité* dans le couloir rhin-rhône
L’urgence est au rééquilibrage de la répartition entre les différents modes de transport terrestres en orientant une grande partie du fret routier vers le ferroviaire et le fluvial.
La route est irremplaçable pour les enlèvements, l’acheminement et la livraison finale. Le fer et la voie d’eau assurent des transports massifiés, économiques, peu polluants et sûrs.
Plutôt que d’opposer les modes, il serait préférable de conjuguer leurs avantages (plurimodalité*), de valoriser leur complémentarité en les coordonnant et en organisant l’intermodalité*.
Actuellement, 75% des échanges mondiaux s’effectuent par mer. Marseille bénéficie d’une position géographique privilégiée. C’est le seul port de la Méditerranée à disposer de dessertes routière, ferroviaire, aérienne et fluviale pénétrant par le Rhône au coeur de l’Europe.
Malheureusement, cette dernière bute sur le cul de sac de Bourgogne, qui réduit fortement son rôle et l’empêche de se connecter au reste du territoire français et à l’Europe fluviale.
En faisant sauter ce verrou, Marseille-Fos directement connecté au Rhône, retrouvera sa véritable vocation de Porte Sud de L’Europe.
Seule la réalisation en France d’un véritable réseau fluvial moderne, maillé et interconnecté par des liaisons inter-bassins* dont Saône-Rhin constitue un élément primordial, permettra des expéditions massifiées sur grandes distances et redonnera à Marseille sa vraie place.
«Saône-Doubs-Rhin» est par ailleurs une liaison continentale qui ne possède pas d’équivalence en cabotage maritime.
page précédente
|
Trafic Saône-Rhin et répartition modale (sans liaison fluviale) en millions de tonnes par an |
| |
TOTAL |
ROUTE |
FER |
| 2000 |
44 |
40 |
4 |
| 2015 |
74 |
64 (1) |
10 (2) |
(1) valeur correspondant à la saturation de l'A36 à 2x2 voies
(2) après mise au gabarit B1 de la ligne Dijon Mulhouse
 la trimodalité voie d'eau-fer-route

 le transfert maritime

|